Quelle méthode utiliser pour apprendre la conjugaison arabe ?

Apprendre la conjugaison arabe

Pour les Occidentaux, notamment les Français, il n’est pas facile d’apprendre une langue orientale comme l’arabe. En effet, entre identifier, lire et écrire l’alphabet, ainsi qu’apprendre la grammaire et la conjugaison arabe au présent, il n’est pas facile de savoir par où commencer. Tellement on constate une énorme différence entre l’arabe et le français. Toutefois, avec une bonne méthodologie, rien n’est jamais difficile, et comme dans toute langue, il faut commencer par les verbes, c’est ce que nous allons développer dans la suite de l’article.

Verbe et temps

Si vous voulez apprendre et maîtriser une langue, votre priorité après les civilités (bonjour, au revoir, etc.), c’est de connaître les verbes. Ainsi, vous devez vous informer des verbes les plus utilisés dans le monde arabe et commencer par les apprendre, c’est-à-dire comment les prononcer et comment les utiliser. Une fois cela accomplit, il va falloir se concentrer sur la conjugaison, et sur ce point, la langue arabe a un énorme avantage sur le français. Si le français a plusieurs modes qui rendent la langue très riche (présent de l’indicatif, passé simple, passé composé…) et à la fois compliquée, la langue arabe a uniquement deux aspects : l’accompli et l’inaccompli. Ainsi, la conjugaison arabe au présent et au futur appartient à l’inaccompli, alors que le passé est à l’accompli.

L’arabe à l’accompli

Si on veut faire une similitude, l’aspect accompli équivaut, dans notre langue, au passé composé, au passé simple et au plus-que-parfait. En effet, il est utilisé pour indiquer qu’une action qui a été réalisée dans le passé est bien finie dans le passé, elle a donc complètement cessé dans le présent. Ainsi, pour une traduction française du mot kataba, il faudra compter sur le contexte pour déterminer s’il s’agit de : il a écrit, il avait écrit ou il écrivit.

Pour bien maîtriser l’accompli, il est nécessaire de connaître l’écriture et la prononciation les pronoms personnels arabes. On a donc ana, ènta, èntia, houa, hia, nahnou, ntoma et homa, qui équivalent en français à moi, toi (masculin), toi (féminin), lui, elle, nous, vous et eux (ou elles). Par ailleurs, il est important de savoir que les mots arabes respectent un système de 3 consonnes, nommé aussi radical trilitère. Tous les mots d’un même champ sémantique partage le même radical, dans notre exemple kataba a pour radical k-t-b.

Petite remarque, l’infinitif d’un verbe est toujours sa forme à la troisième personne du masculin singulier de l’accompli.

L’inaccompli en conjugaison arabe

La Conjugaison arabe à l’inaccompli d’un verbe s’utilise pour décrire des situations où l’action dont on parle est sur le point d’être exécutée ou qu’on l’exécute au moment même. Par conséquent, le temps inaccompli exprime l’indicatif et le subjonctif. Pour obtenir l’inaccompli, il faut ajouter une particule de l’inaccompli avant le verbe, on a alors yaktubu (ya-k-t-b) pour l’écriture à l’inaccompli de kataba. Pour les détails, l’expression d’un verbe à l’inaccompli se base toujours sur le radical du mot, auquel on ajoute un préfixe et un suffixe. On obtient ainsi une phrase nominale dont le choix des ajouts dépend de la personne, du nombre et du genre. Si on prend le verbe charriba (boire) sa conjugaison devient achrrabou (je bois), tachrrabou (tu (féminin)) et nachrrabou (nous).

L’arabe possède également un futur inaccompli qui s’obtient en ajoutant le préfixe « sa » ou le préfixe « sawfa » à l’inaccompli présent. Dans ce cas, pour dire ‘il écrira’ on obtient la forme sayaktubu ou la forme sawfa yaktubu.